RADON EPIC ENDURO: LE COMPTE RENDU D’OLIVIER

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Après sa victoire lors du Radon Epic Enduro 2017 sur son Lapierre Overvolt AM Carbon, Olivier Giordanengo nous raconte sa course:

 

« L’an dernier je n’avais pas fais de reconnaissances et j’avais demandé la permission de rouler dans la roue de mon ami Florian Golay. La difficulté technique de l’ensemble des spéciales autour d’Olargues m’avait surprise…
J’ai donc fais le choix de venir cette année dès le vendredi matin pour faire quelques recos (5 spéciales), avec quand même 56 km au compteur le vendredi soir et seulement 1 spéciale le samedi afin de garder un peu de jus pour la course…
Cette année, le terrain est très sec et encore plus cassant que lors de la précédente édition, heureusement j’ai beaucoup plus de débattement sur mon Overvolt AM900!

L’Epic c’est la course où tu as toujours l’impression d’oublier quelques chose, chargeur de batterie, la seconde batterie, un lampe pour la spéciale de nuit, une autre pour la liaison de nuit, le stickers de contrôle batterie, les 5 stickers du marquage du Vtt, le bracelet de chronométrage etc…. Il faut être très concentré lors de rassemblement de ses affaires… et surtout ne pas oublier le réveil à 3h00 car départ de la vague 1 à 4h15…..
Les organisateurs ont bien rectifié le tir par rapport à l’an dernier, en faisant partir les VTTae en première vague, car en 2016 nous avions dû doubler environ 15 concurrents par spéciale, ce qui est très risqué pour le pilote que tu peux bousculer, risqué aussi pour le matériel car lorsque tu doubles tu sors des lignes et tu risques la crevaison, et pour finir une perte de temps de quelques secondes et multiplié par 15 dépassements par spéciale, ça peut avoir son importance!
Nous voilà au départ de la Sp1 « St Martin du froid » vers 5h45, avec une spéciale de ding de plus de 20 minutes avec des pierres, encore des pierres et de temps en temps un peu de terre…. Je me mets bien dans le bain, sans faire de faute et surtout sans problèmes techniques. Mon ami Florian Golay n’aura pas autant de chance que moi, car en doublant un concurrent dans une remontée, il a tapé sa pédale dans un rocher et terminé en bas d’un muret (pas facile de remonter avec un VTTae de 22kg) ajouté à une crevaison en fin de parcours. Du coup il perd 3 minutes 30 secondes et toutes chances de pouvoir se bagarrer pour la victoire….
Je ne connaissais pas le temps de cette première spéciale et donc j’ai roulé à fond sur la SP2 que je n’avais pas reconnu. Le retour au paddock pour la fin de cette boucle 1, me permet de constater que j’ai plus d’une minute d’avance sur le second, j’ai donc tout intérêt à passer en mode gestion et de rouler à 90% pour ne pas crever ou casser.
La boucle 2 c’est bien déroulée et je me retrouve avec plus de 2 minutes d’avance sur le second (petite remarque sur la dernière spéciale de cette boucle, la SP6 « Colombières », qui est la spéciale parfaite pour le VTTae avec plusieurs remontées assez longue, et quelques fois technique, combiné avec des descentes rapides ou très techniques).
J’aborde donc la boucle 3 avec encore plus de prudence et je me refais une santé après avoir eu un coup de moins bien dans la difficile liaison 7 qui finissait par un portage très compliqué en VTTae….  je réalise une fin de boucle 3 tranquille en essayant d’éviter toutes les mauvaise pierres pour ne pas déchirer mes pneus… Avec cette avance il aurait été dommage de tout gâcher avec un soucis mécanique évitable.

Dommage que Florian Golay n’est pas eu de chance car il était en grande forme et la bataille aurait été au moins aussi difficile que l’an dernier où l’on avait terminé ex-aéquo.

Félicitation au jeune INIGUEZ Matteo âgé de seulement 16 ans qui termine second à l’issue de ses 114 km et 5000m de dénivelé positif!
Cette course est pour l’instant le format qui correspond le mieux à la compétition de VTTae, avec 2 batteries autorisées ainsi qu’une recharge pendant la boucle 2.
Peut être que certains hésitent à faire ce genre d’épreuve avec leurs VTTae, mais avec une batterie de 500Wh à chaque boucle, cela permet de finir le parcours sans trop de difficultés. Il me restait en moyenne 20% d’autonomie en fin de parcours. Mais il est vrai que lorsque l’on cherche la performance avec un VTTae il faut essayer de se présenter au départ de la dernière spéciale de chaque boucle avec le maximum d’autonomie. La raison, c’est que lorsque votre vélo est full charge, la tension de la batterie est de 42V, et lorsqu’elle est vide elle est de 32V. La performance du moteur étant bien plus importante à 42V qu’à 32V, nous faisions toujours les liaisons en « mode éco » sur ce genre d’épreuve et les spéciales en mode Turbo.
En revanche il ne faut pas négliger l’aspect technique du parcours! Je pensais que nous les sudistes du 06, avions les chemins les plus cassants, et bien non à Olargues il y a pire…. La douleur aux bras, avant bras et les mains (surtout dans la SP7 Montahut) est telle, que l’on est obligé de ralentir pour ne pas avoir les mains qui s’échappent des poignées du guidon! Pour ceux qui aime le cassant c’est « the place to be »!
Voilà c’était mon second objectif (après la première manche de la coupe de France), et je suis ravi d’avoir fait honneur à toutes l’équipe de LAPIERRE, qui tout mis en oeuvre pour que cette épreuve se déroule sans accrocs. Une petite semaine de repos avant la reprise pour la fameuse Transvésubienne qui aura lieu dans 4 semaines….
En tant qu’organisateur je me rends compte de boulot de dingue qu’il y a derrière tout cela et surtout de faire lever une partie des bénévoles à 3h00 de matin me rends admiratif.
Bravo Greg Noce, Théo Galy et tous les autres bénévoles pour ce boulot de malade, on a vraiment apprécier le parcours avec la superbe météo en prime! »

 

Toutes les infos de la course sur http://www.endurotribe.com/

Crédits photos Ugo Richard